La décision ne fut pas facile à prendre, mais la raison l'a emporté. Depuis trois années, l'association Tud Pluned, organisatrice des fêtes du Loc, se débattait pour maintenir en vie l'une des plus belles fêtes locales. Mais mettre en place un tel événement réclame , certes de l'argent, mais surtout des moyens humains. Et c'est bien là où le bât a blessé. D'années en années, le contingent des bénévoles s'est amenuisé. Dans toute association, le "salaire" des bénévoles est le plaisir : plaisir de se retrouver, plaisir de donner du bonheur à autrui, plaisir de réaliser de belles choses ensemble, etc...Mais comment trouver de la motivation quand ce plaisir se transforme en contrainte, par manque de bénévoles ? De plus, le résultat n'est pas à la hauteur des espérances des quelques fidéles bénévoles : la concurrence d'autres manifestations ( qui n'étaient pas programmées auparavant aux mêmes dates que les fêtes du Loc-la Saint-Loup de Guingamp par exemple- ) a fait chûter la fréquentation du fest-noz du 14 août et a mis en péril son existence.

Vendredi soir, le dernier carré des fidéles de Tud Pluned réuni en assemblée générale, s'est trouvé confronté à un cruel dilemme : dissoudre l'association ( et donc prononcer définitivement la mort des fêtes du Loc) ou faire une pause d'une année ? C'est la deuxième solution qui a été envisagée. Mais rien n'est acquis : cette année sabbatique va servir à analyser la situation : face à la concurrence des grosses manifestations , les petites fêtes rurales peuvent-elles lutter ? Les dates du 14 et 15 août sont elles encore adaptées ? Les fest-noz ont-ils encore la côte ? Ne faut-il pas mieux envisager d'autres formes festives ? Etc...

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Reverra-t-on les danseurs fouler le pré du Loc en 2011 ? Seule une mobilisation massive de nouveaux bénévoles permettra de répondre à cette question.