Les élus réunis en conseil mardi soir devaient se prononcer sur le budget 2010 et fixer celui de 2011. Si le compte administratif 2010 n’a posé aucun problème puisque voté à l’unanimité, le budget prévisionnel 2011 a suscité débats et critiques. L’endettement élevé de la commune et la détérioration des équilibres bilanciels nécessitent selon le maire, Jean-Claude Jegou, un rétablissement de la partie autofinancement. Afin de mieux comprendre les raisons de ce déséquilibre, le maire a dressé un état des dépenses ayant entraîné cette situation : « la commune a mis en œuvre un programme important d’investissements très ambitieux entre 2006 et 2008 : emprunt de 243 000 € en 2007 pour les vestiaires du stade, emprunt de 690 000 €, toujours en 2007, pour les travaux du bourg et de l’école, prêt relais de 300 000 € en 2008, augmentation des charges financières de 183 % en 2008 ». Des efforts ont été entrepris par la municipalité actuelle pour atténuer cette situation financière délicate : remboursement du prêt relais, diminution du lotissement Duval, limitation des projets d’investissement. Malgré ces mesures le déficit budgétaire persiste. Pour le maire, une seule solution se présente : augmenter les recettes. « C’est un choix forcé parce que nécessaire ». Il rappelle « qu’il n’y a pas eu d’augmentation sensible de la fiscalité depuis 25 ans » et propose « un effort significatif mais raisonnable, qui rapporterait 20 000 € à la commune. ». La proposition du maire fixe les taux de la taxe d’habitation à 13.34 % (au lieu de 12,14 % actuellement), la taxe foncière sur le bâti à 17,63 % (au lieu de 16,18 %) et la taxe foncière sur le non-bâti à 64,97 % (au lieu de 59,61 %). Le maire précise : « ces nouveaux taux restent inférieurs aux taux pratiqués dans les communes voisines. ». Ces propositions provoquent l’ire de l’opposition qui par la voix de Yvon Blanchard déplore cette augmentation massive (9 %) : « ne pas augmenter les impôts pendant 25 ans, c’est peut-être bien, mais au final, le résultat est là ! ». Et de revenir sur les décisions ultérieures « la rénovation de la place a coûté une fortune. Il faut être sérieux : était-on obligé d’effectuer de tels travaux ? ». Les taux proposés sont adoptés par la majorité, l’opposition votant contre.

 Les dépenses prévisionnelles de fonctionnement totalisent 773 577 €. À elle seule la partie des charges financières représente 52 461,65 €, mais n’est pas la dépense la plus importante : hormis les charges à caractère général (eau, carburant, entretien, frais de fonctionnement) qui s’élèveront à 189 000 €, les charges de personnel définies par les textes légaux s’élèvent à 335 760 €. Ces dépenses seront compensées par des recettes du même montant alimentées notamment par 398 051 € d’impôts et taxes et de 306 026 € de dotations et participations. Les dépenses d’investissement fixées en totalité à 483 591,07 € avec un report de 33 397,98 € sont constituées notamment par les dépenses d’immobilisations en cours (58 703,97 €), les subventions d’équipements versés (11 900 €) et les remboursements d’emprunts (79 126,47 €). Les recettes d’investissement établies à 506 941,05 € avec un report de 8 048 € seront alimentées notamment par les opérations financières (221 197,47 € d’emprunts et 161 730,23 € de dotations et fonds divers). Les élus ont constaté que le compte administratif 2010 fait apparaître un résultat négatif de 79 141,04 € dû à un déficit d’investissement de 199 966,27 € et un excédent de fonctionnement de 120 825,23 €. Ces résultats sont affectés au budget de la commune 2011.

* : source : Ouest-France